
À première vue, comparer Leonardo et Naval Group peut sembler audacieux. Le premier est un groupe coté, multi-domaines, présent dans les hélicoptères, l’électronique de défense, la cybersécurité, l’aéronautique et l’espace ; le second est un champion naval non coté, centré sur les sous-marins, les navires de surface, les systèmes de combat et le soutien en service. Pourtant, cette comparaison dit quelque chose d’essentiel sur l’économie actuelle de la défense européenne : ce ne sont pas seulement les produits qui comptent, mais la lisibilité du modèle industriel, la visibilité du carnet de commandes et la capacité à capter durablement la remontée des budgets militaires.
