
(Crédits photo : Unsplash – Matthew Henry )
Les publications des comptes des entreprises pour l’exercice 2022 a commencé. Elles confirment en général que 2022 a été un très bon cru, et que l’année 2023 devrait être plus difficile ; on évoquera bien sur Microsoft, mais aussi LVMH et Tesla. La mesure agrégée des résultats des entreprises est complexe, et comme toute statistique, «on peut leur faire dire ce que l’on veut».
Où est la vérité ? Nous croyons utile de revenir sur ce sujet majeur en général, et particulièrement pour l’année qui vient de commencer. La mesure du bénéfice est en soi difficile. Nous ne parlerons pas de la problématique comptable, et de la réalité de la représentation « sincère et fidèle » des comptes. C’est un sujet extrêmement important, mais nous nous limiterons ici à la mesure des bénéfices supposés «sincères» en fonction du temps. Habituellement, la mesure de la croissance est réalisée d’un exercice sur l’autre.
En effet, la croissance du bénéfice net par action (BPA) annuel 2023 vs 2022, n’a pas la même signification en janvier, qu’en décembre. Entre deux, onze mois se seront écoulés, et on pensera forcément à la perspective 2024 plus en fin d’année 2023, qu’au début…
