Rémy Cointreau : pas le plus gros, mais pas le moins méritant

REMY COINTREAU (crédit photo : Flickr / Lewis Taylor )

REMY COINTREAU (crédit photo : Flickr / Lewis Taylor )

L’alcool, c’est comme l’inflation : un peu, c’est pas grave. Ce qui est un peu plus grave, apparemment, c’est que les groupes de spiritueux cotés tels Pernod Ricard, Diageo, ou encore Rémy Cointreau , se tiennent mal en Bourse, avec des sous-performances de respectivement -8%, -24% et -29% depuis le 1er janvier 2023, à comparer à un indice Cac 40 à +11,3%. Le secteur tout entier ayant été nettement dégradé en fait, avec ces jours-ci un multiple cours/bénéfice (le fameux PER) moyen de 22x environ, contre une moyenne historique de 26x ces dix dernières années.

Ce qui peut paraître curieux pour des titres plutôt défensifs a priori, puisque ces groupes sont supposés avoir des activité assez récurrentes offrant une bonne visibilité pour leurs résultats futurs dans un monde où une récession carabinée est possiblement au coin de la rue, et où il vaut donc mieux, en tant qu’investisseur, ne pas prendre trop de risque.

Sans parler de la profitabilité desdits groupes qui, avec des niveaux de marge opérationnelle de l’ordre de 25 à 30%, n’a pas grand-chose à envier à celle d’un autre métier merveilleusement défensif (et rentable) : la pharmacie. Lequel métier, on peut le souligner, d’autant que ça peut paraître quelque peu cocasse, affiche un multiple moyen de valorisation capitalisation boursière/chiffre d’affaires très semblable, de l’ordre de 4x, ce qui est beaucoup en valeur absolue qui plus est.