
“Bilendi a multiplié son chiffre d’affaires par 3x entre 2015 et 2022, soit un taux de croissance moyen annuel (ou CAGR, pour les fins connaisseurs) de +17%.” (crédit : Boursorama)
On peut faire de bonnes marges dans la publicité, qu’on soit agence de pub au sens large, comme Publicis ou WPP ou Omnicom, spécialiste des études de marché, comme Ipsos ou Nielsen, ou encore support publicitaire comme TF1 ou M6. Ceci en travaillant pour les grands annonceurs que sont les belles marques de lessive, de cosmétique, de gastronomie industrielle, et de luxe abordable. Sans parler des Google et autres Meta qui ont sur leurs écrans internet des supports publicitaires des plus profitables, non seulement pour ces grandes marques, mais aussi pour toutes les autres, et il y en a beaucoup.
On fait de bonnes marges vraisemblablement parce que c’est avant tout un métier de prestation intellectuelle, de la création publicitaire au média planning, d’autant que l’impact d’une campagne de pub sur les ventes n’est pas toujours simple à quantifier, et que le client a quelque fois du mal à comprendre le retour sur son investissement. Comme disait Mr Ogilvy, un des pères américains de la publicité moderne : “c’est vrai que la moitié du budget d’une campagne est éventuellement gâchée, mais on ne sait pas laquelle”.
Mais il y a éventuellement un hic pour ce beau métier : quand la conjoncture économique prend une drôle d’allure, et qu’il faut serrer les budgets dans les entreprise puisque les affaires peuvent devenir mauvaises, le premier budget à être coupé est justement la publicité, parce que c’est aussi éventuellement le plus facile à faire. En d’autres termes : la publicité est cyclique, sans aucun doute.
C’est ce qui arrive peut-être en ce moment, même si, comme chacun sait, il est très difficile de se faire une idée précise sur le bon fonctionnement de l’économie (ce qui pousse aussi à s’interroger sur le bon fonctionnement des économistes, mais c’est une autre histoire).
Et c’est probablement, même si ça demande à être vérifié, la cause des ennuis que l’on espère passagers d’une belle small caps du secteur : Bilendi, qui nous a fait un mauvais premier semestre 2023.
