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La hausse des taux offre des opportunités pour investir ses liquidités à court terme. Faut-il craindre une forte baisse des taux ? Tel est l’objet de cet article.
La guerre en Ukraine a fait fortement monter le prix des matières premières à commencer par l’énergie. De fait, la Russie est un exportateur majeur. Cette guerre a été l’étincelle qui allumé le brasier de l’inflation. Mais la cause profonde de cette flambée de l’inflation doit être vue dans l’excès de liquidité créé par les banques centrales lors de la crise Covid. Le confinement a de fait détruit autour de 10% du PNB réel. L’effondrement du PNB nominal a été évité par les mesures du « quoi qu’il en coûte » de maintien du pouvoir d’achat nominal des ménages au prix d’un déficit budgétaire exceptionnel (autour de 10% du PIB), refinancé à 100% par la création monétaire.
L’inflation est-elle maitrisée ?
Beaucoup d’acteurs de l’économie réelle ont du mal à comprendre la dimension monétaire des mouvements de prix. Ainsi, l’explosion du prix du bois à la suite de la guerre en Ukraine n’est pas tant liée à cette guerre qu’au rattrapage du prix nominal vers le prix réel d’équilibre long terme.
Ce sont donc les banques centrales et non pas les facteurs micro économiques qui fixent le niveau moyen des prix par la création ou destruction de masse monétaire. La politique de resserrement des taux et de « FED tapering » (contraire du « quantitative easing » par vente d’obligations par la FED) sont autant de mécanisme de destruction de la sur création de monnaie. La stabilisation de l’inflation tant remise en cause par certains acteurs économiques était ainsi inéluctable du fait de la théorie quantitative de la monnaie.
