Quel rôle de l’intelligence artificielle en gestion actions ?

(Crédits photo : Adobe Stock -  )

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L’intelligence artificielle est clairement en train de modifier en profondeur l’économie. La performance de Nvidia est le marqueur de cette révolution industrielle. L’intelligence collective du marché valide des taux d’hyper croissance (plus de 30%) pour les puces Nvidia et tout leur écosystème. ChatGPT a aussi commencé à révolutionner certaines activités économiques comme le droit, le marketing, etc.

Quel impact de l’IA sur la gestion actions ?

Il est déjà possible de créer des chat gpt en finance. On crée un portefeuille modèle actions par une couche d’algorithmes successifs. Ces algorithimes ne font que traduire en mathématique les pratiques de gérants actifs. Ce processus est particulièrement complexe. Il demande une maîtrise de la finance, des mathématiques et de la programmation informatique.

Quels résultats entre gestion traditionnelle et gestion AI ?

Nous basons cet article sur un track réel de 8 ans sur un PEA actions zone Euro. Le portefeuille est rebalancé chaque mois. Le taux de rotation annuel est d’environ 100%. L’exposition au marché varie entre 100% et 60% avec des désactivations limitées aux grandes crises financières. Contrairement aux meilleurs fonds de la place, l’effet de levier maximum n’est pas de 120% ce qui fausse un peu les comparaisons. L’univers d’investissement est composé d’actions multi cap France et Benelux éligibles à un investissement SRI (sur la base des critères du fonds Norvégien, plus grand fonds SRI du monde). Le PEA est investi via Bourse Directe. Les frais annuels sont recalculés à partir des reportings Mifid Bourse Directe et réintégrés à la performance nette.

Quelles performances comparées entre gestion IA, gestion active et gestion passive ?

On note une tendance structurelle à la baisse de la création de surperformance entre les gestions actives et les gestions passives depuis 2020. On peut trouver plusieurs explications

  1.  La « Nasdaquisation » des indices Européens. Comme les « magnificent seven » ont accaparé la part du lion de la performance des indices US, on assiste à une montée en puissance d’actions « hyper croissance » comme le luxe, les semi-conducteurs, et la technologie par exemple médicale (Novo Nordisk)
  2.  L’univers d’investissement growth et hypergrowth se renouvelle et les gérants actifs ont du mal à s’adapter à ce changement de la structure économique.
  3.  La loi Mifid sur la recherche a décimé la performance des actions mid small. Elle a limité la recherche. Elle a introduit les notations ESG qui s’appliquent mal aux petites entreprises (qui ont moins de temps pour répondre à de longs questionnaires).

Ces tendances vont-elles durer ? That is the question. La fin du resserrement monétaire offre des perspectives de retour de la « smart money » sur les actions.