
La façade du siège de Kaufman & Broad. (Crédits photo : Adobe Stock – )
Une entreprise, c’est fait pour fabriquer de l’argent. Autrement dit, dégager du résultat positif de son exploitation et, après avoir payé ses banquiers et le fisc, dégager un résultat net, qui est là, dans la caisse, et que l’on peut éventuellement mettre dans sa poche en tant qu’actionnaire propriétaire de ladite entreprise et de ce qu’elle produit. Mais peut-être pas tout, quand même : tout pomper avec un gros dividende, sans laisser un peu d’argent dans la boutique pour entretenir, maintenir, renouveler voire augmenter l’outil de travail n’est vraisemblablement pas une bonne idée, surtout si l’on veut que l’entreprise continue à travailler et continue à générer des revenus.
Et aussi payer des impôts, ce qui explique éventuellement pourquoi dans tous les pays du monde on peut compter une charge déductible que l’on ne paie pourtant à personne : l’amortissement, qui est calculé en fonction de barèmes édictés par le fisc. Puisque c’est avec cet argent mis de côté en quelques sortes que l’on pourra maintenir l’outil de travail et continuer à fabriquer du résultat sur lequel on va continuer à payer de l’impôt, ce qui fait que tout le monde est content à la fin.
Comment compter le cash : anciens contre modernes, une fois de plus ?
De fait, l’actionnaire, quand il veut bien faire son travail, réinvestit en partie dans l’affaire l’argent du résultat net augmenté de celui mis de côté avec l’amortissement autrement la capacité d’autofinancement (ou cash-flow en bon franglais financier) générée par l’activité.
