
Investir dans les valeurs cycliques n’est pas de la tarte, et ce pour une bonne raison : il est le plus souvent très difficile de savoir où on en est dans le cycle. On peut toujours se dire que la conjoncture est plutôt bonne, ou au contraire faiblarde, mais on peut rarement se dire qu’un point d’inflexion vers le bas ou vers le haut est pour bientôt. C’est toute l’histoire du tristement célèbre “la reprise est au coin de la rue”, et c’est tout le problème des économistes qui n’arrivent pas à prévoir les récessions (et encore moins à faire des prophéties auto-réalisatrices, ce qui est un comble). Mais il ne faut pas leur en faire l’amer reproche : c’est tout simplement trop compliqué, comme le disait en son temps John Kenneth Galbraith, un économiste (et un auteur qui mérite encore largement d’être lu) qui disait aussi que s’il pouvait encore se prétendre tel à plus de 90 ans, c’est parce qu’il n’avait jamais fait de prévisions.
